Vive les nouvelles technologies

Vive les nouvelles technologies - Rhonda Gamboa

Vendredi dernier j’allais rejoindre une amie. Martine travaille comme réceptionniste pour la clinique dentaire benvenuti d'amours. Elle voulait donc que je la retrouve à la clinique. Nous devions aller souper avant d’assister à une pièce de théâtre où sa fille Léa faisait ses premiers pas sur la scène. C’était donc très important pour la petite que nous soyons présents. Je ne connais absolument pas la région de Valleyfield. Martine vient d’ailleurs de déménager là suite à son embauche chez ce dentiste. Elle a bien essayé de m’expliquer le chemin du mieux qu’elle pouvait mais comme elle est aussi nouvelle dans le coin, elle n’était pas certaine. Je lui ai dit de ne pas s’en faire, que j’allais entrer l’adresse dans mon GPS et que tout irait bien. Mais voilà, tout n’a pas bien été. À une intersection la voix de la femme du GPS me donnant les informations me dit de tourner à droite, mais le problème est qu’à droite, il n’y a que des champs. Je décide donc de continuer. Environ dix minutes plus tard, arrivée à une autre intersection mais cette fois en T, elle ne me disait pas de tourner ni à gauche, ni à droite. J’ai donc décidé de faire demi-tour pour essayer de trouver une station-service ou un dépanneur pour essayer de retrouver mon chemin. Mais voilà, il n’y avait que des champs, des champs à perte de vue. Je me sentais vraiment perdu et je commençais un peu à paniquer parce que je savais à quel point c’était important pour Léa que sa mère soit présente en ce grand jour. Je suis passé par plusieurs petits villages, Cap-Rouge, Sillery, et une fois à Sainte-Foy, un chauffeur de taxi m’a gentiment offert de me mettre sur la bonne route. Ensuite ce fut un jeu d’enfant de retrouver mon amie Martine. Quand je suis revenu à la maison le soir, j’ai mis mon GPS dans sa boîte et je l’ai serré dans un tiroir de la cuisine. Maintenant pour moi rien ne remplacera les bonnes vieilles informations qu’on prenait sur un bout de papier. Il me semble qu’on ne se perdait jamais dans ce temps-là.